Souvenirs photos

Photos et légendes issues de notre ancien compte Instagram.




Chez les chez les chez les chats



Chez les chez les chez les chats,
Les chats les chats les chats s’lèchent.
Les chats les chats les chats chassent les souris,
Les mè- les mettent en pièces !

Selon les schémas, selon les légendes et les gens,
Les chats mâles aiment faire mal !
Même à leurs femelles quand ils s’emmêlent,
Quand ils se lovent, ils se volent dans les poils !

C’est du viol, c’est des chacals !

On dit que dit que elles feulent
On dit que dit que elles veulent pas leur queue
On dit que dit que y’a qu’eux pour faire ça, car
À leurs femelles qui poussent des plaintes,
Ils plantent un dard incrusté de seringues.

Ouais, mais Josie ! Vas-y !
Dis-leur à tous ces dealers de on-dit.
Enfin, la vérité… !

Chez les félins, chez les félidés,
Les phallus sont
Comme des cactus !
Mais les épines qui
Décorent leurs pines,
Sont plus des stimuli cuni-cuni
Et sont pas plus grosses et rêches que nos papilles !

Ouais ouais, vas-y Josie !
Dis-le-leur aux leaders de ces théories :
Pourquoi qu’les teuchas, elles poussent de tels cris ?

En vérité toute vétérinaire,
C’est difficile de faire
La différence
Entre des pitiés-s’il-vous-plait de plaisir
Et de souffrance du derrière…
Surtout, quand comme moi,
On ne comprend pas leur langue,
Aux chats…

Mais ce qui est sûr,
C’est qu’ces épines de pines mesurent
Moins d’un mini-millimètre,
Et qu’avec la taille en-dessous,
Ou quand y’en a pas,
Ça fait moins d’chatouillettes
Aux chattounettes…
Voilà !

Chez les chez les chez les chats,
Les chats les chats les chats s’lèchent.
Dans les teu teu les teuchas,
Y’a pas que y’a pas que ça…
Y’a comme un tabou,
Mais chez les matous,
Y’a piquous sans viol
Et viol sans piquous.

(Pour ceux qui ceux qui,
Et celles qui aiment ça,
Les schémas !
Et pour les what-the-fuck,
Eh ben… en bas…
J’vous ai mis des photos de teubs
De chats !)

:B

figure_penilespines

Figure issue de : Aronson LR & Cooper ML. Penile Spines of the Domestic Cat : their endocrine-behavior relations. The Anatomical Record. 157:71-78.thumbnail of penilespines




Bande-annonce du spectacle




Une interview (mai 2016)

Un tout grand merci à Ludo et Xian de l’Agenda Associatif !

Voici une interview-fleuve de Camille Pier et Leonor Palmeira sur 48FM à propos du projet de « La Nature contre-nature (tout contre) ».

  • Mercredi 11 mai 2016 :

 




Les colibris et le nectar nyctamère

1. Les colibris et leurs jolis coloris irisés

 (*.*)

Ah les jolis colibris…Les colibris et le nectar nyctamère.pdf - Adobe Reader

On admire leur look coloré !

Surtout celui des mâles, n’est-ce pas ?

 

Ah ben, oui,

C’est souvent comme ça chez les oiseaux…

Pour la parade nuptiale,

Quand c’est « le » mâle qui s’y exhibe,

C’est forcément lui, le plus joli !

 

La couleur, c’est le meilleur moyen pour distinguer

Mâles et femelles.

Pour les « sexer », comme on le dit dans le jargon.

Le mâle est le plus coloré.

Comparé à la femelle, plus terne,

Qui passe son temps à construire le nid, toute seule, à s’occuper des petits, toute seule.

Donc pour la femelle, y’a bien moins moyen et besoin de faire des coquetteries… Et pourtant ! Pourtant…

On a observé ceci *

(La petite * vous envoie en bas de l’article où vous trouverez les références biblio) : Un pourcentage non négligeable de femelles colibris est doté de jolis coloris irisés…

Des dames oiseaux travesties ?

Des femelles masculines… et pleines de plumes colorées… ? ! !
Mais comment ? Mais pourquoi ? Mais pour quoi ?

C’est pas normal. C’est quoi, hormonal ?

Hummm, mes chouchous… On a déjà parlé de cette histoire de pourquoi…

Mais puisque vous y tenez, on va chercher ensemble…

Suivez-moi…

  2. Les becs et le nectar nyctamère

Les colibris et le nectar nyctamère.pdf - Adobe ReaderLes colibris se nourrissent de nectars de fleurs, et ça en demande, de l’énergie ! Ils sont terriblement territorialistes et compétitifs. Ils protègent leur petit bouquet, becs et ongles !

En parlant de becs, parlons de leur longueur…

Saviez-vous que la compétitivité est souvent une affaire de longueur ? Non ?
Eh ben, je vais me faire un plaisir de vous l’apprendre :

a) Plus le bec est long, plus le nectar à butiner est profond.

b) Plus le bec est court, plus le nectar à buriner est accessible.

a’) Les becs longs se spécialisent dans les fleurs à gorges profondes.

b’) Les becs courts vont, courent, volent et se vengent, car c’est qu’il est très couru, le nectar accessible !

Conclusion) Plus le bec est court, plus l’on se doit d’être compétitif.

Dérision) Les fleurs à gorges courtes contiennent un nectar nyctamère qui rend agressif… et plein de couleurs !

Et devinez quoi. Les femelles colibris travesties de jolis coloris irisés… ont le bec plus court !

Du coup c’est qu’elles butinent forcément ces fleurs à nectar colorifère dégenrant… 

On cherché la cause ailleurs pourtant. Mais leur appareil génital n’a rien de mâle, et est pareil que la « normale ».

 

J’en con-conclue que ces femelles sont con-contaminées par un nectar trans*tionnant que je nommerai – car je l’ai déjà fait, nana-nère ! – le nectar « nyctamère » !
Chez les humains, c’est d’ailleurs un extrait de ce nectar que l’on injecte aux personnes trans*… et non des hormones ! (Vous voilà enfin dans la con-confidence !)

...

Bon

...

Ça m’amuse de raconter des teasing bêtises, mais quand même…

Redescendons sur terre ; )

Ces femelles à petits becs doivent dépenser plus d’énergie pour se nourrir.

Car elles doivent combattre beaucoup d’autres petits becs.
Et cette super-activité les rend super-colorées !

Chez les colibris trans*

Les coloris irisés des plumes sont dus à la gestion de la nourriture et à une attitude territorialiste, et non au sexe. Ces « drag birds » colorisées ne vont pas forcément agiter leurs plumages pour aller draguer d’autres dames oiseaux !

(Voici une occasion idéale,

Si vous me le permettez…

De rappeler que

C’est pas parce qu’on est trans*

Comme ces colibris

Qu’on est forcément gay

Comme un pinson !)

 

* La biblio promise plus haut :

Bleiweiss R. 2001. Asymmetrical expression of transsexual phenotypes in hummingbirds. Proc. R. Soc. Lond. B 268 :639-646. DOI: 10.1098/rspb.2000.1408

Bleiweiss R. 1992. Widespread polychromatism in female sunangel hummingbirds (Heliangelus: Trochilidae). Biol. J. Linnean Soc. 45:291–314.

 

Vôtrement,

 

Josie * 




Les mouflons canadiens (ou le cas du Ram Dame)

MouflonsCanadiens

Ouh, les grosses cornes…
Visez-moi ces magnifiques
Mouflons canadiens !

Ils ont un peu la même dégaine et la même réputation macho-man-ment virile
Que les bisons d’Amérique,
Ces Ovis canadensis… Ah, si vous saviez….

D’ailleurs vous le saurez bientôt !
Dans la conférence que je viens présenter chez vous en mai,
Vous apprendrez ce qui se passe de friendly chez les bisons mâles,
Et ce dont ils sont si friands en-dehors des périodes de reproduction…

Bref. (Alalah… tous ces préliminaires à préliminer.)

Revenons à nos mouflons !
J’ai découvert un article passionnant à propos des mouflons canadiens !
Et ça, grâce à Joan Roughgarden, une copine biologiste
(Et grande grande grande veinarde de vivre à Hawaiʻi…)

Joel Berger

J’ai découvert un article écrit par ce monsieur :
Joel Berger…
(Mais quelle bonne petite bouille…
Avec sa moustache en cornes de mouflons à l’envers !)

Donc, son article :
thumbnail of Berger1985

 

 

 

Berger J. 1985. Instances of female-like behavior in a male ungulate. Animal Behaviour. 33(1):333-335

 

 

 

 

 

Dans son article,
On y apprend que certains rams
– C’est comme ça qu’on appelle les mouflons mâles –,
Certains rams, donc,
Se comportent vraiment différemment des autres mâles,
Et, plutôt carrément comme des femelles !

Démonstration :

  • Petit 1) Ils restent avec elles en-dehors des périodes de reproduction
    (Au lieu d’aller traîner avec leurs copains mâles,
    Comme ils le font tous quand leurs grosses cornes ont fini de pousser,
    Vers l’âge de deux ou trois ans) ;
  • Petit 2) Ils ne cherchent pas forcément à leur piquer leur bouffe, aux femelles,
    Ils sont même plutôt du genre à laisser tomber leur portion
    (Contrairement aux autres mâles de la même taille
    Qui ont tendance à pas se laisser faire
    Quand on vient mettre sa tête dans leur assiette) ;
  • Petit 3) Ils font parfois pipi comme elles le font, elles, accroupipis
    (Ah, ça, ça vous en bouche une bouche, hein !) ;
  • Petit 4) Enfin, last but not least de la liste,
    Ils évitent… de se faire monter par les autres mâles à tout bout de champs,
    Ce qui pourtant est monnaie courant parmi les rams… Et oui.
    (Parce que les rams adorent ça, le ramdam-du-rentre-dedans !)

En conclusion, tout comme le dit ma copine Joan :

  • Les « vrais » mâles, c’est en fait des groôosses « tapettes »,
    Et les « faux » mâles sont « efféminés » parce que…
    Ils ne veulent pas se faire monter par les autres mâles,
    Et qu’ils s’accroupissent quand ils pissent !
    Si ça, c’est pas super-duper-queer-as-can-be ?

Vous vous demandez très certainement « pourquoi ?? » :
Pas pourquoi les mâles aiment se monter les uns les autres, mais…
Pourquoi ces mâles se comportent-ils comme des femelles ?

J’entends déjà les « spécialistes » sortir la carte des hormones.
Ô, les hormones hors-normales… Un problème hormonal, donc ?
Eh bien non,
Car la présence de leurs groôosses cornes et leur force physique indiquent que pas du tout.
Ils ont tout ce qu’il faut là où il faut.
Et pourtant, ils se soumettent, même face à des mâles plus jeunes et moins costauds.
C’est donc bien un comportement social qui les distingue.
Je vous entends revenir avec vos groôos sabots :
« Et pourquoi pas un problème de déviance due à la captivité ??? »

Désolée de vous décevoir… mais ce phénomène a été observé en pleine nature ! Into the wild !
D’autres questions qui commencent par pourquoi ? ¿ porqué ? why ?

Laissez-moi vous en poser une, tiens…

La vraie question dans cette affaire est de savoir :
Pourquoi est-ce si nécessaire de savoir pourquoi ?

 

Josie*


 




Un extrait du spectacle

En exclusivité, le rap de pornésie animale du spectacle de Josie !

 

Dont voici les croustillantes paroles :

« Troutrou » | écrit et interprété par Camille Pier

Trou-trouh, bou-bouh
Trou-bout, bout-trou
Au pas au trot, au bas mot, rien n’est trop beau
Face à face ou fesse à fesse

Mais de face à fesse, les requins, ça les rend marteaux
De trou à trou, et tout au bout,
Debout, en l’air, en mer ou couchés par terre,
Côte à côte comme chez les phacochères.

Branlette sans les bras, en duo, dos à dos,
En se scrutant le scrotum, comme chez les chimpanzés,
En levrette, à la nageoire ou les pieds en canard,
Léchouille gay ou pas chez les guépards…

De la gueule à la poop’ jusqu’à la dernière goutte,
De la queue au clitoris, des os aux orifices.
Les hérissons ont les épines qui se hérissent !
De quoi tirer la langue aux langurs de Nilgiri…

À la lèche, les chauves-souris vampires !
En lap-dance, les macaques à face rouge !
Les drosophiles, c’est des mouches enculeuses de mouches.
On se goûte du bout du nez chez les babouins de Guinée.

Du bucco-génital au bisou anal, génial !
Entre mouflons de Dall et bisons mâles.
Des cunnis (ouais !) pour les antilopes,
Des tope-là de pénis chez les baleines grises (yeah !)

Et aussi chez les lamantins des caraïbes.
Les hyènes peuvent
Faire des pipes à leurs meufs,
Les macaques à bonnets
Sont abonnés au 69.

Des partouzes par tous et pour tous :
West indian manatees, hammerheads,
Blue-bellied rollers, acorn woodpeckers,
Et encore tant d’autres noms d’oiseaux.

Rien n’est trop beau ! À bas les maux !
Que du bon, que du bien et que baisent les animaux
Qui s’emparent de tous ces baumes anti-bobo
Sans parler des bonobos…




Une interview (octobre 2015)

Un tout grand merci à Ludo et Xian de l’Agenda Associatif !

Voici une interview-fleuve de Camille Pier et Leonor Palmeira sur 48FM à propos du projet de « La Nature contre-nature (tout contre) ».

  • Mercredi 7 octobre 2015 :




Des photos de Josie

En exclusivité pour vous, voici Josie ô travail.




Le blog de Josie

Josie au travail

Bien le bon jour, ô mes chouchous…

Et surtout, bien la bienvenue sur mon blog !

Je l’ai créé à la base pour attiser votre curiosité, pour vous attirer aux spectacles ou à lire le livre… mais aussi parce que je fais sans cesse de nouvelles découvertes, que je n’ai encore insérées ni communiquées nulle part ailleurs. Et l’impatience me gagne… (Oh oui, elle gagne toujours, celle-là.)

Alors, voici quelques articles, qui vous donneront l’eau à la salive, en attendant ma venue aux théâtres et la sortie du bouquin au mois de mai prochain… un peu comme un calendrier de l’avent d’avant Noël.

Ici, vous trouverez des petits feuillets de recherche que j’ai pris le temps de recopier, de retaper, de mettre au net et sur internet, le tout agrémenté d’images, de références bibliographiques bien sages…

Et pleins d’autres infos croustillantes.

Parce que, oui que oui, que ça croustille, tout ça 😀

Bonne visite, bonne balade, perdez-vous-y bien… je n’en attends pas moins de vous et toi toustes !

Vôtrement,

Josie*

Et c’est par ici pour tous les posts de mon blog.